La détection de fuites dans les circuits frigorifiques avec de l’azote hydrogéné (Nidron) vient souvent en complément d’une recherche classique notamment quand celle-ci n’a pas été fructueuse. Ce mélange gazeux d’azote et d’hydrogène, bien qu’invisible est un allier redoutable lorsqu’une fuite est difficilement détectable. Moyen de détection idéal par exemple pour les très petites fuites, dans les accès restreints (hôtel, hôpitaux) ou les systèmes à débit variable (VRV, DRV), ou quand le nombre de soudures est important.
Le choix de l’azote hydrogéné : une évidence ?
Bien sûr, on pourrait se demander pourquoi choisir l’azote hydrogéné. Pourquoi pas tout simplement de l’azote, me direz-vous ? La réponse tient en un mot : l’efficacité.
Ce mélange gazeux est composé de 95 % d’azote et 5 % d’hydrogène, un duo de choc pour localiser les fuites les plus discrètes. L’hydrogène, est un gaz ultra-volatil, c’est la molécule la plus minuscule du monde de la chimie. Mis sous pression d’azote ce gaz peu dense a la faculté de traverser les matériaux (poreux). Il s’infiltre partout !
L’hydrogène en quelques mots :
- Lettre identification : H
- Masse atomique : 1.007825 g.mol -1
- Masse volumique : 0,0899.10 -3 g.cm -3 à 20 °C
- Température de Fusion : - 259,2 °C
- Température d’ébullition : - 252,8 °C
- Histoire : Découvert en 1671 par Boyle. Etudié par Cavendish. Mais c’est Lavoisier lui donne son nom. C’est le troisième élément le plus abondant sur terre
A chaque problème, sa solution !
Les installations frigorifiques sont des systèmes complexes et leurs circuits sont parfois loin d’être étanches. Le recours à l’azote hydrogéné comme par gaz traceur devient donc une nécessité pour assurer leur bon fonctionnement et éviter tout risque de perte de fluide dans l’atmosphère. Pour mener à bien cette mission, il vous faudra quelques outils : une bouteille d’azote hydrogéné, un manomètre détendeur pour régler la pression du mélange, un manomètre ou manifold et un détecteur de fuites électronique sensible aux molécules d’hydrogène.

La méthode est simple, tout d’abord si l’installation n’est pas vide de fluide frigorigène, il faudra récupérer la charge complètement. Puis procéder à la mise sous pression.
Une fois la bouteille de Nidron ouverte, régler le détendeur à la pression maximale de fonctionnement de l’installation et remplir les canalisations via les manomètres du frigoriste.
Une fois le circuit rempli à la pression voulue, la première étape avant toute recherche de fuite consiste à mettre le détecteur en marche dans un endroit exempt d’hydrogène. Pourquoi ? Pour permettre à l’appareil de se calibrer sans interférence.
Comme précisé plus haut, l’hydrogène est une molécule ultra fine et très volatile. Cette caractéristique est déterminante. En effet, une pièce fermée (quand c’est possible) peut être très rapidement saturée d’hydrogène. Grâce à notre détecteur électronique réglé à la plus grande sensibilité, on peut localiser la fuite et être certain que la fuite se trouve dans la pièce. Si certaines pièces ne peuvent être fermées il faudra utiliser la méthode classique, autrement dit, chaque appareil, raccord, soudure devra être testé minutieusement.
Après avoir identifié la pièce, l’appareil ou la fuite se trouve, il faut trouver l’endroit exact. Ici pas le choix il faudra procéder pas à pas. En réduisant le réglage de la sensibilité du détecteur au fur et à mesure que l’on s’approche de la fuite.
Il est important de rappeler que toute fuite même minime doit être consignée dans un registre stipulant les points suivants :
- La quantité et le type du fluide frigorigène
- La quantité de fluide récupérait
- La quantité de fluide ajoutait
- Identité de l’entreprise avec son numéro de certification
- La date du contrôle d’étanchéité.
- Les références du moyen de détection.




