La ventilation mécanique contrôlée ou VMC hygroréglable est un système de ventilation performant qui contribue à la qualité de l’air intérieur de nos habitations. Préservant de ce fait la santé des occupants au quotidien et la pérennité, la qualité du bâti.

Ventilation Mécanique Contrôlée : de quoi parle-t-on ?
La ventilation mécanique contrôlée (VMC), est un système permettant de renouveler l’air à l’intérieur des bâtiments en évacuant l’air vicié et en faisant entrer de l’air neuf provenant de l’extérieur. Ce processus est indispensable pour prévenir les problèmes d’humidité, d’odeurs et de pollution intérieure.
L'air à l'intérieur de nos habitations se remplit progressivement tout au long de la journée de substances organiques et de micro-organismes, tels que les moisissures, les bactéries, et diverses particules. Il est également important de souligner que nous expirons de l'eau sous forme de vapeur invisible à l'œil nu. Par exemple, une famille de quatre personnes produit près de 4 litres d'eau par jour rien qu'en respirant. Certaines pièces de nos habitations sont plus génératrices d’air vicié et d’humidité que d’autres.
Dans notre maison, nous avons deux types de pièces : les pièces humides (cuisine, salle de bain, toilettes, buanderie), et les pièces sèches, ou pièces de vie (chambres, séjour, bureaux). Pour éviter que les nuisances des pièces humides ne se propagent dans les pièces sèches, une légère différence de pression doit être maintenue entre ces groupes de pièces.
VMC Hygroréglable : en quoi consiste-t-elle ?
La VMC hygroréglable joue un rôle crucial dans le maintien de cette différence de pression. Elle extrait l’air depuis les pièces humides, créant une dépression dans ces espaces, ce qui a pour effet d’attirer l’air des pièces sèches. Une VMC est dite hygroréglable quand le débit d’extraction varie en fonction de l’humidité en sustentation dans l'air. L’air est extrait grâce à un caisson de ventilation, généralement placé dans les combles, et fonctionne en continu.
VMC hygroréglable, comment ça marche ?
L’air neuf entre dans les pièces sèches par des entrées d’air situées en partie haute des menuiseries ou des murs extérieurs. Le nombre et la taille de ces entrées sont fixés par la réglementation en fonction du nombre de pièces de l’habitation. On distingue deux types d’entrées d’air : les autoréglables et les hygroréglables. Les premières assurent un débit constant, même en cas de vent, tandis que les secondes modulent leur débit en fonction de l’humidité relative mesurée dans la pièce concernée.
L’air neuf introduit dans les pièces sèches est aspiré par la dépression créée dans les pièces humides, assurant ainsi un balayage permanent des pièces à vivre. Le passage de l’air des pièces sèches aux pièces humides se fait généralement par le détalonnage des portes, ou directement dans le cas d’une pièce ouverte.
Dans une VMC hygroréglable A, seules les bouches d’extraction sont hygroréglables, tandis que dans une hygroréglable B, les entrées d’air sont également hygroréglables.

L’air vicié des pièces sèches est en permanence renouvelé, tandis que celui des pièces humides est extrait par les bouches d’extraction hygroréglables. Le débit de ces dernières est ajusté en fonction du taux d’humidité relative de la pièce.
Arrêtons-nous sur le fonctionnement des bouches d’extraction hygroréglables. Le mécanisme de la bouche est composé d’une bandelette réactive à l’humidité présente dans l’air qui est aspiré. En fonction du niveau d’humidité cette bandelette, va se dilater ou se rétracter entraînant l’ouverture ou la fermeture d’un volet. Le débit sera ainsi modulé en fonction des besoins.
L’isolation des gaines de ventilation
Les gaines de ventilation, par lesquelles l’air vicié est aspiré, doivent être isolées pour éviter tout risque de condensation. En effet, l’air chaud provenant des piéces humides saturé d'humidité est susceptible de condenser dans les gaines s’il entre en contact avec de l'air froid. Cette humidité stagnante favorise la prolifération microbienne et les odeurs.
L’air vicié est acheminé dans les gaines de ventilation vers le caisson de VMC, dans les combles. De là, il est finalement rejeté à l’extérieur en toiture, ou vers une grille murale.
VMC hygroréglable : source d’économies d’énergie ?
Outre sa fonction de renouvellement de l’air, la VMC hygroréglable permet également de réaliser des économies d’énergie. En effet, sa consommation électrique est optimisée grâce à l’utilisation d’un moteur à très basse consommation de type EC (moteurs à commutation électronique) . De plus, la fonction hygroréglable limite en modulant la quantité d’air froid introduite dans l’habitation, réduisant ainsi la consommation de chauffage liée au renouvellement de l’air. Pour garantir les performances , la conception, l'installation et la mise en œuvre doivent respecter les réglementations et les DTU.




